A l’école des saints : Saint Carlo Acutis (1991-2006), une âme de feu.

Publié le 3 Février 2026

A l’école des saints

Saint Carlo Acutis (1991-2006), une âme de feu.

M. et J.B. Maillard -291 pages – Artège 2025 

F


ils unique d’une famille italienne aisée de tradition chrétienne mais peu prati­quante: «avant Carlo, je n’étais allée que 3 fois à la messe dans ma vie nous étions des analphabètes de Dieu» dit sa maman. A Milan, l’enfant est confié à une nounou polonaise, qui, providentiellement, guide Carlo dans ses premiers pas de chrétien. Bouleversés par la piété de leur petit, les parents se forment et peuvent bientôt, suivis par un prêtre, accompagner leur fils. 

A 4 ans, l’église l’attire, il aspire à communier et se comporte déjà, avec les gens qu’il rencontre avec douceur et sérénité, compatissant aux souffrances, attentif aux sans abris, toujours patient et obéissant; «après avoir rencontré Carlo qui n’avait que 5 ans, un prêtre dira qu’il n’avait jamais vu un garçon aussi sensible à la pauvreté et à la souffrance des autres.» 

Le grand tournant de sa vie est sa première communion, à 7 ans. Dès lors ce sera la messe quotidienne et la confession hebdoma­daire; «Le baptême est une régénération spirituelle, la confirmation est la croissance spirituelle, l’eucharistie est la nourriture spirituelle. Fréquenter le tabernacle c’est donc être candidat à la sainteté» (méditations de Carlo). «Etre toujours uni à Jésus, c’est mon programme de vie. L’eucharistie, c’est l’autoroute pour le ciel.» 

Ses années d’école, à l’école, au collège et au lycée nous renvoient toutes le même écho: toujours gai, souriant en permanence, généreux, très attentif aux autres.: «la sanctification n’est pas un processus d’addition, mais de soustraction: moins de moi pour faire plus de place à Dieu.» Garçon d’une transparence exceptionnelle, très pur, aux dires de ses confesseurs, il éprouve une grande compassion pour toute personne éloignée de Dieu et n’hésite jamais à mettre en garde ses compagnons attirés par les sites pornogra­phiques. 

Son arme missionnaire est internet: il construit un «kit de sainteté» comportant 5 points (la messe, l’adoration eucharistique, le rosaire, la lecture de l’écriture sainte, la confession). Et surtout, dès l’âge de 11 ans, après des recherches approfondies, il monte une exposition sur les miracles eucharistiques en 140 planches. Sa maman raconte: «Selon lui, c’était un excellent moyen de faire comprendre que dans l’eucharistie, c’est réellement le corps et le sang de Notre Seigneur, que c’est vraiment lui qui vient à nous dans ce sacrement. Il voulait que les gens réalisent l’immense cadeau que Dieu nous fait en se donnant à nous dans ce sacrement.» 

La rentrée scolaire de septembre 2006 se déroule dans l’allégresse; mais dès la fin du mois, la santé se dégrade; il s’agit d’une leucémie extrêmement douloureuse. Carlo a laissé sur ces moments des méditations très profondes:«Dieu, dans son infinie sagesse, a fait en sorte que le mal, fruit du péché, c’est à dire de la révolte contre Dieu, concoure au bien de ceux qui l’aiment, par leur purification et leur sanctification.» Il meurt le 12 octobre. Très vite, de nombreux miracles se produisent; la congrégation pour la cause des saints en retient 2 pour la béatification (guérison inexplicable d’un cancer) et pour la canonisation (retour à la vie normale d’une personne accidentée que les médecins considéraient comme perdue). En outre, un certain nombre de personnes jeunes et moins jeunes, esclaves de leur addiction à la pornographie témoi­gnent de leur libéra­tion suite à l’intercession de Carlo. La canonisation est proclamée le 1er septembre 2025. G.G.



 

Rédigé par paroissedechaumontsurloire

Publié dans #Actualités, #Formation, #Le sujet du mois

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