La Royauté de notre Seigneur Jésus-Christ - Abbé Jean-Pierre GAC, FSTB
Publié le 25 Février 2026
Seigneur Jésus-Christ
Retour sur le centenaire de l’encyclique
Quas Primas de Pie XI.
Abbé Jean-Pierre GAC, FSTB, 2025, 24 p.
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’encyclique Quas Primas de Pie XI sur la Royauté sociale du Christ a été publiée le 11 décembre 1925 en instituant la fête du Christ-Roi comme moyen de l’honorer chaque année. Nous avons tous en tête que l’objet de cette encyclique était de rappeler que le Christ doit régner sur les personnes, les familles et la société civile. Aussi est-il heureux que le centième anniversaire de cette encyclique ait offert l’an dernier aux catholiques du monde entier l’occasion de se remémorer fructueusement qu’en tant que seconde personne de la Sainte Trinité le Christ possède avec le Père et le Saint-Esprit l’empire souverain sur le monde. Cette vérité de foi est précisément l’objet du livret d’une grande richesse spirituelle que l’Abbé Jean-Pierre Gac a fait paraître en fin d’année dernière. Pour l’édification du lecteur, il y cite abondamment les voix de l’Église les plus autorisées. Outre Pie XI, Saint Thomas d’Aquin, Saint Grégoire le Grand, Pie XII, le cardinal Ottaviani, le père Calmel, Jean-Paul II, Benoit XVI et jusqu’à Léon XIV.
L’Abbé Gac ne manque pas de nous rappeler que la doctrine du Christ-Roi a été élaborée pour faire contrepoids au naturalisme moderne qui nie l’obéissance à Dieu. On le sait, ce rejet du Créateur qui puise sa source dans les utopies du siècle dit des lumières, ce refus d’obéir à une loi que l’homme ne se serait pas donné à lui-même, sont à la racine de bien des drames de notre humanité. Inversement, là où le laïcisme prétend assurer la paix, la justice et l’harmonie sociale par le seul recours aux lois et décrets conformes aux droits de l’homme, Pie XI affirme solennellement que les hommes doivent chercher la paix du Christ par le règne du Christ. Quas primas nous invite donc à restaurer une société dans laquelle la souveraineté divine est reconnue comme telle. Elle entraine la promulgation de lois qui soient accordées à notre nature humaine. Si les hommes venaient à reconnaître l’autorité du Christ dans leur vie privée et dans leur vie publique, proclamait Pie XI, des bienfaits incroyable se répandraient infailliblement sur la société toute entière : une juste liberté, l’ordre et la tranquillité, la concorde et la paix.
Le Christ ne veut pas exercer seul cette royauté, écrit l’Abbé Gac. Il appelle les fidèles à en partager la gloire par l’exercice des responsabilités qu’il leur confie au service de l’édification d’une civilisation en conformité à sa loi. Comment dès lors chacun d’entre nous peut-il œuvrer pour que le Christ règne sur la Cité, en somme pour que sa volonté soit faite sur la terre comme au Ciel ? Selon son état, ses aptitudes, ses moyens, tout être reçoit la mission de pratiquer les vertus chrétiennes en vue d’honorer en toute chose les droits de Dieu pour lequel il a été créé, de s’engager dans la vie de la Cité, de respecter les lois justes, de s’opposer aux lois injustes, de faire justice aux pauvres et aux blessés de la vie.
Depuis la promulgation de Quas Primas, nombreux sont ceux qui considèrent encore que Dieu n’a pas d’autorité sur eux et par conséquent sur la vie de la Cité. Notre modernité si fière, si triomphante, en arrive à ne plus savoir dans quel ordre ranger le bien et le mal, voire le beau et le laid. Aussi l’Abbé Gac juge-t-il nécessaire d’affirmer que faire connaître la doctrine de la dignité royale de notre Sauveur est un devoir qui demeure loin d’être périmé. Pour ce faire, il prend soin d’actualiser quelque peu l’objet de l’encyclique de Pie XI en consacrant plusieurs développements à l’évocation des maux du temps présent qui avilissent les âmes dans un monde qui croit faire son affaire de mener l’offensive contre toute obéissance à la loi naturelle : diffusion de la pornographie, promotion de l’avortement, idéologie du genre, changement de sexe, légalisation de l’euthanasie, etc. D’où l’importance, nous dit l’Abbé Gac, d’insister plus que jamais sur la vertu de tempérance qui conditionne le bon exercice des autres vertus cardinales : force, justice, prudence.
Bertrand d’Aram.
On peut se procurer la plaquette pour 6 € auprès de l’Abbé Hédon.